Participants : Arnaud, Jean (GORS), Robert (Darboun), Willy, Jean-François avec sa fille Jasmine (ASM) Henri et Maurice (GSBM)

C’était donc parti pour 2 jours ; l’incertitude planait quant au nombre de participants actifs, mais finalement nous avons pu être 5 ce qui était acceptable, ou 6 carrément confort. Soit 3 au fond, dont un en relais vers -27 et 3 en surface, 1 au cabestan, un au changement de seau (vide vers le fond à plein qui en remonte) et un videur qui va mettre les cailloux le plus loin possible sur l’énorme clapas que nous avons constitué

Il faut dire que la cavité, au fur et à mesure que nous descendons, se décale peu à peu de cran à cran, de telle sorte qu’un relais à la main pour les 5 premiers mètres depuis le fond s’est avéré indispensable.

Dès le samedi un espoir vint dans la 1ère équipe qui, dégageant un rebord, voit s’ébaucher un corridor étroit qui leur fait penser à un départ de méandre, avec une pente d’éboulis qui semble sonner le bout de nos efforts !

En surface comme au fond, les commentaires vont bon train, mais, quelques seaux de cailloux plus tard, ce n’est qu’une lame qui réduit le fond à 1 m de diamètre, toujours dans le même décalage qui complique le relais du fond, tandis que côté creusement, il n’y a plus la place que pour un creuseur, ce qui ralentit la cadence :  bon faudra voir à agrandir plus vigoureusement disent certains, d’autres prudents préfèrent attendre et voir ; et en fin de dimanche, alors que la pluie arrive, le dernier creuseur, dans un ultime effort, sort quelques cailloux et voit le dessous de la lame, qui ne sera qu’un souvenir lorsqu’on aura dégagé plus bas, ce qui augmentera la surface pour y travailler à deux, à moins qu’enfin nous parvenions à un passage libre. Côté courant d’air ce n’est pas très net ; il y a bien une aspiration si on croit l’odeur de cigarette parvenant du palier et moins ragoutant le chemin suivi par les gaz de combat d’une terrible flatulence. Au fond-fond on « sent de l’air ».

Ça c’est pour le « résultat » ; quant à l’ambiance, elle était vacancière froide et humide… Vacancière car il y avait table et chaises de camping, froide et humide car on est en octobre à 1000m, dès le soir la température descend beaucoup et le matin tarde à réchauffer, le soleil est bas... Les tentes plantées après dégagement au sécateur d’épineux rugueux, tarderont à sécher après le gel nocturne qui durcit les doubles-toits. La première journée bien remplie, nous avons attaqué l’apéro, assuré par Arnaud et Willy ; bière, hydromel, petits biscuits salés, agréable et gage d’un profond sommeil !!! Le lendemain matin, une certain indolence nous avait saisis, pas un pour rattraper l’autre en dynamisme !

L’aspect familial était assuré par Jean-François avec Jasmine ; spectacle d’une complicité sympathique et la visite des parents d’Arnaud, Anne-Marie et Jean-Louis... Côté animaux, la chienne Elfie qui faisait la folle était complétée par le chien des parents, Diabolo, sarabande dans les chemins : on a vu des loirs nombreux peu farouches, qui au matin dégringolaient dans le trou tête la première, faisant fi de la pesanteur, certains utilisant même carrément la corde ; Elfie a fait un sort à un des petits : Jasmine a tenté une résurrection au grand dam de Jean-François qui a dû organiser une sépulture dans nos blocs !

Enfin et toujours le vaste paysage, de la montagne d’Albion au plateau de Valensole et l’extrémité du Luberon et les couleurs du soir et celles rougeoyantes du matin ; les horizons clair chargés de brume : mer de nuage sur la vallée de la Durance, un enchantement renouvelé…

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Nous remettrons cela le dimanche 21 octobre…