Une fine équipe était réunie : Arnaud (GORS), Bertrand et Willy (ASM), Henri, Guy et Maurice (GSBM).

Le matériel, cabestan, cordes, groupe, téléphone, lumière, est récupéré et installé par la première équipe de fond (Arnaud, Henri et Guy) : malgré un RV assez tôt (9h30 au trou), c’est toujours un peu long par rapport à une journée ;  ce qui justifie le programme des 13 et 14 octobre, un WE entier au Basset avec camping sur place, les plus douillets pouvant se rabattre sur l’ASPA, mais l’ambiance de camp sur place est forcément plus forte. On espère se retrouver à suffisamment nombreux pour se relayer et maintenir ainsi un bon rythme…

Que dire de ce énième jour de travail au Basset ? on attend d’être enfin au niveau originel, mais la dimension des blocs évoque plus le vrac, et la découverte des restes d’une faux nous prouve qu’on est encore dans des déchets humains ; le rythme est pris et grosso modo, on enchaîne les eaux plutôt régulièrement ; le dépôt s’étale, c’est plus facile de traîner les gros chargements

visite de promeneurs intéressés par le travail ; l’équipe qui ressort pour la pause repas est mitraillée (c’est pour Zibeline dit la photographe -1) et le monsieur viendra peut-être à une des prochaines journées JNSC

Et puis c’est l‘équipe 2 (Willy, Bertrand et Maurice) qui se prépare à descendre ; zut ce dernier a oublié une chaussette, il ne pourra pas mettre les bottes (1ère erreur) ; il prendra les petites baskets ça suffit pour la désob (2ème erreur, Arnaud lui proposait ses bottes). et il s’enquille en premier dans la cavité ; arrivé au palier, et pressé d’en découdre avec les blocs, li choisit la corde sur poulie (quelle drôle d’idée, 3ème erreur) et fait une queue de vache sommaire pour bloquer la corde (4ème erreur, s'il voyait quelqu'un dans cette fantaisie il l'aurait sermonné car il y avait déjà de quoi descendre "normalemnt") il vérifie que ça tient en tirant depuis le palier, conclut que c’est bon (5ème erreur) et se pend à la corde… qui défile à toute allure, le nœud est passé dans la poulie ! badaboum il chute d’environ 2 mètres dans les cailloux ; aïe ouille ma cheville, dit-il étourdi et tout sot : jeu avant arrière, latéral : ça a l’air d’aller, on va pas remonter dit-il aux deux autres qui l’ont rejoint et l’interrogent. C’est parti pour une paire d’heure : à quatre pattes la cheville ne travaille guère. Vers 16h, la fatigue se fait sentir et on donne 17h comme fin.

Le résultat de cette journée c’est que les cailloux sont un peu moins compactés et qu’il se dessine un flanc incliné vers l’intérieur que nous n’avons pas fini de dégager ; dans l’axe de l’eau, cela reste bouillasseux malgré la sécheresse persistante (avec l’automne arrivant et la pluie annoncée cela va devenir gluant !). Nous avons approfondi  plus d’un ½ mètre toute la surface ; les fantaisies dans les moyens de descente vont s’avérer de plus en plus périllieuses !!!

La remontée se passe sans encombre, l’appui bien à plat de la cheville blessée s’avère possible sans souffrance ; dehors rangement et marche clopin clopant jusqu’à la voiture, c’est moins facile que sous terre (-2) : dernier clin d’œil ; en fait la deuxième chaussette était bien dans le sac, pourtant fouillé jusqu’au fond : à croire qu’il a tout fait pour être blessé ! Quelle âme tourmentée peut elle ourdir (-3) de tels funestes projets ?

Néanmoins c’est dans l’intention ferme de nous retrouver, les 13 et 14 octobre, si possible tous les 6 et d’autres, que nous nous séparons…

·         1 : site culturel de la région PACA

·         2 : le médecin consulté lundi a placé un pansement compressif pour maintenir le pied : ce n’est donc pas très grave, mais je suis indisponible une quinzaine.

·         3 ; ourdir, dit le petit Robert,  c’est « disposer combiner, les éléments d’une intrigue » j’ai vérifié : quand on veut faire du style il vaut mieux être sûr !