Avec ; Philippe Carrier (Albertville), sa sœur Valérie Carrier (Bollène), Laurent Buton (ASM), Willy Kruger (ASM), Arnaud Dillies (GORS), Maurice Rouard (GSBM).

Le RV n’est pas très tôt, 10h15 au Souffleur ; un peu avant 9h, Laurent passe me prendre ; nous retrouvons la petite troupe au lieu dit, Willy Arnaud, Valérie et Philippe sont dans le même véhicule : sur place nous croisons une équipe Aubert ; embrassades puis chacun va à son objectif.

Arrivés à la ferme, nous croisons le fermier qui nous indique ou nous garer ; le décor est tout vert, c’est le printemps : vastes champs, le large paysage est sympa.

Nous nous équipons aux véhicules ; Valérie seule femme de l’équipe est aussi la seule à avoir sa combine et son matériel tout propres ! Je propose de compléter le matériel d’équipement de quelques sangles et mousquetons-plaquettes « ce n’est pas la peine » on me montre la fiche d’équipement et on m’assure qu’on l’a suivie à la lettre et qu’on a tout ce qu’il faut, même les cordes sont toutes plus longues que le demandé sur la fiche éditée par Harry Lancaster.

À la couverture survie, bougie et briquet emmenés par Willy je joins quand même mon nécessaire à mouflage ; deux bloqueurs, 3 mousquifs à vis et deux réas…

Longeant le champ nous rejoignons le thalweg où s’ouvre l’aven, marqué par une fracture transverse, que nous suivrons tout le long de la descente : qui va équiper ? Se succèderont Willy, Arnaud et Philippe. Chacun y va de son commentaire dans une bonne ambiance, Valérie est la bonne humeur même, son rire cristallin résonnera souvent ; les nœuds, le choix des spits, la sangle... mais tous sont d’accord pour juger les parois un peu instables, même si elles paraissent saines. Philippe nous montre les « rudistes » sur toute une paroi.

Parvenus dans une belle salle, juste avant la dernière série de verticale, nous profitons de la température clémente de la cavité pour casser une petite graine ; comme le trou est singulièrement sec et propre, nous ne sommes ni humides ni terreux, c’est agréable, chacun se trouve une pierre ou une paroi et s’installe.

Nous commentons le courant d’air : au départ il était plutôt aspirant, mai là il est devenu soufflant notre buée file vers l’entrée : la fracture est dédoublée et de longues parois plus ou moins stables s’alignent dans le faisceau des lampes ; l’air suit son chemin logique…

Rassasiés, nous repartons et descendons régulièrement : damned ! Parvenus sur la vire du P68, nous constatons que sans avoir utilisé une débauche d’amarrages, nous nous trouvons à court de matériel, il n’y a pas assez pour équiper la vire et faire le beau départ plein vide avec son grand Y, dont j’avais gardé le souvenir ; nous sommes là, rassemblés, observant la belle ouverture du grand puits ; Arnaud est plus haut, souffrant d’une petite douleur d’épaule, il n’insiste pas. Je regrette d’avoir écouté : trou inconnu, il vaut mieux une marge ; nous l’avions pour la longueur de corde, pas pour les amarrages…

Et c’est la remontée, avec en déséquipeur Laurent en premier : j’attends le kit en haut avec sa 100m ; bien bourrée elle rentre : mais quand Laurent termine sa remontée rangeant la corde au fur et à mesure, il en reste au moins 20 m dehors ! Je juge qu’il vaut mieux refaire le kit : Laurent a laissé les nœuds, plusieurs mousquif ne se défaisant pas ils ont certainement été vissés sous charge « quel le zigoto qui a fait ça ! ». Mais là on doit tout décrocher pour les dévisser en les remettants sur un spit. Laurent s’en occupe je défais les nœuds ; les autres patientent un peu plus haut, se demandant tout de même ce qui passe, c’est un peu long !

J’embarque la bête, Laurent continue à déséquiper ; après les charges se répartissent : d’abord Willy puis Philippe et Arnaud terminent le déséquipement… Dehors il pleut ; Willy et Valérie patientent pour aller se changer, ils attendent la clé de Philippe qui est encore tout en bas ! Je les laisse, ce n’est pas la peine d’être plus à attendre…

Je suis à ma Peugeot vers 7h 15 : ho, j’ai laissé une vitre grande ouverte ! : Ce sera le bain de siège ! J’ai un imper je le mets dessous ; plus d’une demi-heure plus tard voilà les autres, bien saucés, mais souriants.

Le soir s’avance : Laurent a prévu la bière du dehors : il dispose les gobelets, mais c’est debout sous un marronnier, abri précaire contre l’averse, surtout quand un petit vent secoue le feuillage, qu’elle sera dégustée et appréciée !

Mais tout cela nous amène bien tard et il nous faut 2h de route pour être à St Victor, avec du brouillard à partir de Sault ; je suis la ligne blanche, avec un Laurent légèrement inquiet de ma vitesse et du défaut de visibilité, bon je ralentis… 22h 15 arrivés : le téléphone sonne, c’est Willy qui s’enquiert de notre bon retour, eux aussi sont tous rentrés, tout va bien…

Belle cavité : quelques précautions : 3 bons kits suffisent pur l’équipement, mais prévoir des amarrages en plus ! Ce n’est pas une cavité difficile -la descente complète rajoutant bien sûr, mais c’est la partie la plus large ; au-dessus quelques resserrement de têtes de puits et des départs boyauteux obligent à des efforts soutenus…

Maurice

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