Stage Organisé par la commission enseignement du comité départemental de spéléologie de Vaucluse.

Participants: Dominique, Michel, Daniel, Jean-Paul (encadrement) Aurélie (ASM), Alexis, Christian, Vincent et moi (Anne/ASM) (stagiaires)

Samedi 7 avril 2012: Mas Raynal

Ce stage COMEN démarre par une visite aussi brève que belle du Mas Raynal le samedi après-midi. Après la séance d’enkitement vite fait-bien fait (n’est-ce pas), nous voilà au départ de la main courante des puits parallèles que Alexis, Vincent et moi commençons à équiper, guidés par les conseils de nos cadres. Dès le premier puits, surprise : la corde sur laquelle Alexis est pendu est trop courte, il faut rabouter ! Pourtant, on avait si bien calculé… Bonne leçon d’humilité donc et une occasion aussi de réviser le passage de nœud. L’équipement reprend. Nous poursuivons encore un peu, mais nous devons nous rendre à l’évidence à peine arrivés dans le grand puits : il est déjà tard et nous ne pourrons pas aller bien plus loin pour aujourd’hui ; il faut remonter. Cependant, Christian a attaqué l’équipement du grand puits d’où il sort vainqueur peu de temps après : au moins un stagiaire aura vu le fond de l’abîme, bravo !

Dimanche 8 avril 2012 : Traversée Bise 2 – Bise 1

Équipement croisé avec une équipe du club Les Ragaïes Quelle belle aventure spéléo : une traversée dans un réseau aux paysages variés et de toute beauté. Notre parcours débute par un méandre de galeries assez étroites qui mènent aux grands puits de l’Aven de la Bise 2. Celui-ci nous fait arriver près des eaux limpides de la rivière, pas loin d’un siphon. On part en sens inverse de celui-ci. Commence alors la partie la plus ludique : nous progressons en opposition le long des rives aux parois finement dentelés. La vie est belle, j’insiste pour porter un kit. Quelques vires, un brin d’escalade, des gours, des concrétions, des lames rocheuses aux formes étonnantes … Pour franchir un gros tas de blocs, on se concocte un équipement de réchappe : on descend avec juste une sangle et un mousqueton fixé par un demi-cabestan sur celle-ci. Ça va vite ! Puis l’itinéraire se complique. Nous arrivons déjà dans le méandre qui forme la base des puits de la Bise 1. Le chemin n’est indiqué que dans l’autre sens ; du coup, on ne voit pas bien les balises et on hésite longtemps sur la direction à prendre. C’est finalement Daniel qui trouve la suite. Les étroitures ne sont pas trop sévères, mais la pesanteur joue contre moi. Surtout celle du kit qui n’arrête pas de se coincer. J’essaie de ne pas montrer mon énervement, tout en maudissant intérieurement mon drôle de boulet. Mais comme dit bien Jean-Paul, la spéléo sans kit ne serait pas de la spéléo ! La remontée se fait plutôt lentement (y serais-je pour quelque chose ?) mais c’est tant mieux – on profite un peu plus longtemps de ce beau voyage souterrain et on sort sous les étoiles. Toute une journée sous terre – chapeau bas à Aurélie qui s’est fort bien débrouillée alors que ce n’était que sa 4e sortie sous terre. Je me suis régalée pendant toute cette traversée ainsi que tout au long de ce stage riche en apprentissages que j’ai hâte de mettre en pratique. Merci à tous et particulièrement à l’organisatrice !

Anne


Récit d'Aurélie :

Petit week end sympa pour moi.
J'ai bivouaqué en pleine nature.

Dimanche, 11h dans le trou, nous sommes entrés par la bise 2 et sorti par la bise 1.

On démarre par un P55, un puits large, j'avais pas l'habitude de ne pas avoir de paroi proche et l’élasticité de la corde m'a fait bizarre, j'ai un peu flippé mais c'était trop beau.
On a traverser la rivière,(comment on dis lorsque l'on s'appuie sur le mur, où que l'on a un pied de chaque côté du mur), on a fait des conversions (je crois si je me plante pas de mot) dans des tous petits trous, c'était rigolo parce que vu mon gabarit je m'en sortait mieux que les encadrants hihihi...
Pis on est remonté par la bise 1, mais à la fin j'avoue, j'étais sur les genoux.

Mais j'ai adoré mon weekend.

Lundi je n'ai pas suivi, j'en pouvais plus.

Aurélie