Avec: Guy Demars, Henri Graffion, Maurice Rouard (GSBM), Nicolas Martin (UTAN, Marseille), Philippe Carrier (Albertville), Willy Kruger (ASM), Aranud Dillies (GORS).St Victor, dimanche matin : « Hein, quoi ? ». Réveillé en sursaut par Agnès qui brandit mon téléphone portable qui couine, elle m’apostrophe : « tu ne dois pas te lever pour aller en spéléo ? ça arrête pas de sonner !». Mon réveil n’affiche que 5h26, mais il fait jour, effectivement, debout ! Comme j’ai insisté pour un départ tôt, il vaudrait mieux que je sois à l’heure ! Je retrouve à 8h pétante Nicolas et Henri à St Laurent ; on charge, puis direction Vedène ; à peine garés, Guy arrive : re-charge, puis il nous pilote pour rejoindre la route d’Apt. Coup de fil, c’est Willy, ils sont à Sault…

À part une hésitation sur la route puis sur la piste, nous arrivons sans plus d’encombre au voisinage de la bastide du Basset, où nous nous garons et rejoignons les 3 autres déjà à pied d’œuvre ; nous installons cordes de descente (un nœud fusion pour le « Y ») et de traction ; après s’être remémorés des souvenirs communs du temps de l’AVEN, Philippe et Guy se préparent ; mais ce dernier fera partie de la deuxième équipe : Nicolas descend avec Philippe… On retire la corde de descente et le ballet des seaux de cailloux démarre. Arnaud et Willy ont amené des madriers, pratiques pour placer en travers de l’entrée et faciliter les opérations, y compris comme Henri pour s’y asseoir les pieds dans le vide : c’est plus pratique pour lui de soulager la corde dans cette posture « en plus ça me fait travailler les abdominaux ! » conclut-il. Comme nous sommes nombreux, nous (Henri, Guy et Maurice) décidons, après une bonne lecture de l’accès et avec un élément de carte, de chercher l’aven du Vallon de la Petite ; c’était l’objet initial de nos investigations locales, initiées par Arnaud et Willy : le courant d’air senti au Basset et l’impossibilité de retrouver l’aven initial, ont modifié nos plans. Les 3 rejoignent rapidement le vallon et se mettent à arpenter la zone supposée en tous sens, chacun de son côté : supputant que plus 20 ans plus tard la végétation a pu masquer les lauzes, nous inspectons les buissons, soulevons les dalles, grattons le moindre creux, en vain…. au bout d’un moment ils reviennent à la corvée principale, relayant Arnaud et Willy qui partent à leur tour à la fameuse recherche ; les bacs s’enchaînent en « aveugle » : nous ne savons pas où portent les efforts de nos camarades de fond, d’après leurs messages criés ils ont du côté de la bulle : nous partageons bien la hâte de trouver une suite, mais pas au détriment de la sécurité de la progression. Les deux partis bartasser, après un moment remontent du vallon, et eux aussi reviennent bredouilles… Réunis, nous décidons que 12h30 est une heure honnête de casse-croûte : nous hélons l’équipe du fond et leur remettons la corde dans le puits, ils remontent, racontant la bulle et l’air ressenti « ça souffle » ; bien on vérifiera tout à l’heure. La température relativement clémente (entre -4°C du matin et +5°C maxi) sans vent au début, rend ce moment de détente agréable, face à Lure, plus ou moins embrumée. Bon c’est parti pour la deuxième séance : nous descendons à 3, Arnaud Willy et moi (Maurice) et inspectons l’état des lieux ; la partie ébouleuse a été bien grattée, permettant effectivement d’accéder  deux mètres sous l’étayage (gros tronc de chêne) à la fameuse bulle et de s’y tenir debout. Question courant d’air : l’encens est formel ; pas d’air significatif ne sort du moindre espace : une petite convection avec le pont rocheux peut être ? La température est à 9,2°C. Dans cette séance, à certains moments, nous avons ressenti des « bouffées d’air », mais rien de vraiment significatif, comme si le mouvement d’air hésitait… Question déblayage, il est impératif désormais de vider la plateforme avec méthode, pour éviter qu’elle ne dégringole tout en bas : on est confort à 3 pour charger les bacs ; la cadence n’est limitée que par la capacité de l’équipe de tractage de sortir les bacs ; le poste de surface est plus dur que le nôtre, mais enfin ils sont 4 dehors, ils peuvent se relayer… Finalement, le mot d’ordre de fin s’affiche : on a passé les 16h ; en tout plus de 6 de déblayage, pas mal de blocs et beaucoup d’os, des débris de chaussure, un vieux soc : on a là le résultat de l’ancienne méthode du « tout à l’aven ». La prochaine séance (en principe dans 15 j, dimanche 4 mars) devrait voir la fin de la plateforme et le début du dégagement complet de l’éboulis ; comme annoncé par Willy en début d’année, il faudra bien 4 séances pour mettre au clair le fond du puits et voir l’allure de la suite éventuelle ; toujours vers le bas ? En décalé vers la bulle ? Regroupés en surface, nous plions tout et regagnons sans traîner nos pénates respectives un peu avant 17h ; dans l’auto d’Henri, la fatigue se fait sentir et les passagers somnolent, pendant qu’il lutte contre le sommeil : la pause café / verveine chez Guy est la bienvenue ; retour avec quelques errements sans graves conséquences sinon quelques zigzags ou en rond… On confirmera la séance « Basset 4 mars » ; on aimerait bien la visite amicale de Gérard sur les lieux, pour voir si ses souvenirs lui permettent de retrouver le fameux aven du Vallon de la Petite : pour le motiver, nous ajoutons qu’en prime il sera autorisé à descendre au Basset !

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