Complément de Anne

Aven Grégoire – Grotte des Fées

Participants: Bertrand, Olivier, Tommy et moi (Anne)

Superbe sortie très intéressante près du village gardois de Tharaux où nous avons traversé l’Aven Grégoire et la Grotte des Fées de bout en bout, rentrant par une lucarne au milieu d’un immense entonnoir d’un côté de la colline et sortant par un porche de l’autre côté. Rappeler les cordes après chaque passage faisait drôle tout de même car aucun membre de l’équipe n’avait encore fait cette traversée entièrement. Gare à l’égarement donc, mais grâce au sang-froid de nos cadres face à la topo ainsi qu’aux broches et aux petites flèches en place, on se débrouille comme des chefs.

Descendre les puits (un P25, une série de puits plus petits puis un P60 que l’on descend seulement sur une partie) est bien plus ludique lorsqu’on sait qu’on n’aura pas à les remonter pour sortir.

Nous nous retrouvons devant une petite remontée aménagée par une corde et de petits barreaux, hélas très espacés – on préfère monter aux jumars. S’ensuit une vire contournant le puits de la Tête de la Mort (très engageant), une série de galeries et un boyau pas bien méchant côté étroiture, mais où il ne faut pas se tromper de chemin. Raté, nous sortons au mauvais endroit. Retour en arrière donc ; il fallait suivre le courant d’air – pas évident !

Cerise sur le gâteau, la vire finale d’une vingtaine de mètres de long, avec, bien loin de nos pieds, le Lac Lombard.  Cela me paraît redoutable,  je crois que j’aurais préféré faire ce passage en bateau, ou même à la nage … Gros effort donc tout à la fin, avant la dernière petite désescalade. Encore une petite galerie, et déjà nous sentons le froid de l’extérieur. Il fait nuit noire. Mes compétences en escalade ont fait que nous avons battu tous les records de lenteur. Mais après tout, nous avons ainsi eu huit heures de spél pour le prix de quatre, qu’est-ce qu’on veut de plus ?

Tout au long de ce voyage souterrain, les sensations fortes étaient au rendez-vous, non seulement parce que la corde frottait souvent, mais surtout grâce à un parcours particulièrement riche en termes de variation du paysage, très sec au début, puis argileux et marqué  par les lacs et leurs plages de sable pour la deuxième partie. Tommy et moi nous extasiions à chaque nouvelle salle devant les concrétions et, à un moment, la roche toute couverte de mondmilch, alors qu’Olivier et Bertrand sont restés imperturbables. Il faut reconnaître que ce sont encore eux qui ont fait tout le boulot côté équipement  tandis que Tommy et moi avons fait la ballade en parfaits touristes. Vivement que l’on s’améliore un peu pour pouvoir donner un coup de main. À quand la prochaine ?

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