Participants : André-Jean + son cabri Noé, Henri, Hubert, Maurice

A St Victor la Coste : le RV ~15h avait pour objectif  la grotte du Canabié, Hubert devant nous la retrouver… Il s’avère qu’il est venu il y a 25 ans et n’est guère repassé par là : c’était des espaces de jeux d’enfance et d’adolescence… Et nous nous retrouvons dans ces pentes déjà arpentées haut-bas-travers, à gravir raide et descendre de même, jusqu’à la « grotte ronde de Canabié », déjà connue… bon et l’autre, la vraie, elle est où ?

De quelques explications criées dans la pente on comprend que c’est plus à gauche : ceux d’en haut hésitent à descendre s’il faut remonter et ceux d’en bas l’inverse, d’autant plus que tout ici n’est pas très stable et il vaudrait mieux contrôler les pieds pour éviter de faire dégringoler des cailloux ou des blocs : tout à coup le cri : « ça y est ! », est repris et répercuté : « oui, en bas il l’a trouvée ! » « mais quoi ?», « la grotte des fouilles ? » ; on dégringole, mais gaffe on est juste au-dessus de la carrière : dans cette pente les vues latérales sont limitées, mais oui c’est ça.

Belle entrée large, légère pente le plafond descend mais ça remonte, plus large, pas plus haut, on plonge dans la suite descendante, tas de cailloux : on tient à 3 accroupis : Henri, muni de son « bleu », s’enfile dans l’ultime boyau ; « ça a été bouché » conclut-il. Quelques photos, on redescend.

Revenus à la route, Hubert propose d’aller voir un autre cavité voisine, qu’il a trouvée il y a toujours ce fameux ¼ de siècle, qui semble plus une donnée (« c’est dans le passé ») qu’un véritable durée… bon, nous voilà devant le mur végétal, où, dit Hubert rigolard :« faut trouver le chemin !» ; les sangliers ont laissé une trace, on s’y enquille ; là, la salsepareille rôde, acoquinée avec des pentes délitées, on frôle des ravins, on se faufile au pied des barres toujours les ronces qui obligent à manœuvrer pour éviter d’être capturé ; quelques trouées permettent de belles avancées pierreuses ; on entend des voix et des appels mais c’est pour savoir où se trouve chacun : chou blanc : Hubert tente des commentaires, des réminiscences plus récentes : « j’étais revenu je l’avais retrouvée sans problème » Il est vexé dans son cœur de coureur de collines. « Promis, je vous la retrouve, je baliserai on ne peut pas en rester là ! ». On le rassure, le contrat c’était Canabié, tu l’as rempli, mais il n’en démord pas. bon dit-il, contemplant le Castellas qui nous fait face de son versant le plus raide, pour ne pas rester sur cet échec on va voir la grotte du Curé ! Et c’est parti sauf Noé qui a  quelque mystérieux RV au village. La pente est dépourvue des piquants d’en face mais c’est de la directissime avec des passages rocheux qu’Hubert avale sans peine : « il faudrait monter ça en courant » commente-t’il : apparemment et heureusement il est seul à penser ça !

Enfin nous y voilà : tunnel de 8,5 m, petite entrée ronde, presque debout au fond une mince fissure donne sur l’extérieur : on batifole.

Retour par la visite des restes du Castellas et le chemin restauré qui redescend au cœur du village : on se sépare : la petite visite prévue s’est transformée en randonnée sportive de 4h…… Personne n’a rouspété !

Photos jointes ; soit du cheminement, soit de la grotte du Canabié sur la colline du même nom, et de la grotte du Curé, sur le flanc de la colline qui porte les restes du château dit « le Castellas ». D’ou la panorama est très vaste, puisque il embrasse un horizon qui va des monts de Vaucluse (Lagarde), porte jusqu'au Dévoluy, les 3 Becs, les monts d’Ardèche, le mont Lozère pour s’achever à L’Aigoual…