Grotte du Barrage – 1 octobre 2011

Participants : Adrien, Ludmilla, Joris, Abel, Mathieu, Carole, Perrine, Laure, Alban, Irene, Roxane, Jérémy et moi (Anne)

Sortie placée sous le signe de la découverte de l’activité, organisée par Mathieu du CDS du Gard et Adrien dans le cadre des Journées Nationales de la Spéléologie.

Sous un soleil radieux, nous partons d’à côté du pittoresque Pont Saint Nicolas pour une marche d’approche par-dessus les falaises. Franchir des pentes vertigineuses dans cette chaleur avec trois couches de vêtements demande un peu d’effort, surtout à ceux qui ont de petits pieds (trois des membres du groupe n’ont qu’entre 5 et 8 ans) et de nerfs à la maman (« Non tu ne sautes pas !!!!!!!!!!!!!! ») , mais nous sommes largement récompensés par la vue plongeante sur le Gardon.

À l’arrivée à l’entrée artificielle de la grotte (dite aussi « de Décamagne »), quelques appréhensions bien compréhensibles se font sentir du côté des initiés car le trou est tout petit, et on va démarrer par une étroiture à la verticale. En bas, nous sommes accueillis par un réseau de galeries franchement confortables, remplies de merveilles. C’est un paysage fascinant et étrange où nos regards sont captivés par des concrétions de plus en plus spectaculaires. Stalagmites et stalactites de toutes dimensions, excentriques délicatement courbées, impressionnantes colonnes, draperies translucides et autres choux-fleurs d’une large gamme de couleurs nous attirent toujours plus loin dans ce labyrinthe aux murs scintillants de fins cristaux. Mathieu nous a remis des topos et laissé choisir le parcours ; ah les joies de la paumation (eh oui ils nous ont appris un peu de vocabulaire technique aussi). Comme toujours sous terre, la sortie est un excellent moyen de pratiquer l’esprit d’équipe – dur quand il faut laisser passer sa sœur ! Côté sport, il y a juste ce qu’il faut comme étroitures ; des chatières pour jouer aux contorsionnistes et de bas tunnels pour nous exercer au ramping. Tout le monde passe sans problèmes, et la bonne humeur aura vite eu raison des dernières craintes. Il va sans dire que les enfants passent souvent sans aucune peine alors que nous autres sommes couverts de sueur. La progression est très ludique, les pitchouns se régalent avec les montées sur le sol tapissé d’argile bien humide qui les fait glisser en arrière dans un éclat de fous-rires. Les adultes profitent de la balade pour redevenir un peu enfant à leur tour ; qu’est-ce qu’on décompresse bien et de plus on a le droit de se salir. Adrien et Mathieu nous en apprennent plein sur la formation des grottes et de leurs concrétions ainsi que sur les différents aspects de la spéléologie et le travail de la Fédération. Pendant un (trop court) moment sans frontales ni papotage, nous apprécions le noir et le silence total.

La grotte du barrage recèle des vestiges faunistiques remarquables : ursus spelaeus est passé par là, on peut voir les traces de sa manucure sur certaines parties de la paroi.

Nous avançons encore un peu dans ce lit de rivière aux chenaux superposés. Au-dessus de nos têtes, un lapiaz de voûte presque blanc décoré d’encoches évoquant des paysages lunaires pour les uns, des peaux de dinosaures pour les autres. Quelques dizaines de mètres après la « zone à ours », nous faisons demi-tour car il faut croire que c’est l’heure. Tout le monde ressort avec de belles images plein les yeux. Joris réfléchirait à une adhésion à l’ASM – affaire à suivre !

Merci de nous avoir amenés dans cet endroit splendide, de m’avoir acceptée avec ma tribu et d’avoir assuré les enfants tout au long. Merci à eux d’avoir si bien participé. Merci à tous pour cette belle journée. Vive les JNS !

 

Tpst : 5.h30

 

 

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