Arnaud, Willy, Maurice (rédacteur)

Juillet vers les plateaux de Vaucluse ; la tenue de rigueur pour la marche d’approche c’est tee-shirt léger, short, sandales solides, pieds nus ; tout faux ! Alors que la journée s’annonçait bien au petit matin frais, un violent mistral nous accueille à St Hubert, vers 9h30, Maurice étant passé à Murs récupérer tiges, cartouches, protections (et des recommandations de prudence de Gérard…). Bref il faisait presque froid à l’entrée,  bien qu’un peu moins exposés au vent au fond du vallon : nous nous sommes prestement habillés spéléo, ça allait mieux !

Arnaud a descendu tout notre barda en voiture par la mauvaise et étroite piste jusqu’auprès du trou.

Après les 2 « via ferrata » de la veille, Maurice a les bras un peu gourds pour manier la massette, mais étant le plus expérimenté à propos du maniement des cartouches ; il doit s’y coller. Ça travaille à l’aiguille, à la perfo, à la tige… tout un apprentissage ou révision de ce qu’il faut faire ou surtout ne pas faire avec les cartouches...

L’objectif était de dégager l’accès à « la seconde bulle » pour permettre d’en déblayer les cailloux qui s’y sont accumulés, ceux existants déjà et ceux que notre désobstruction a ajoutés…

Deux temps de « travail », séparés par un sympathique pique-nique, agrémenté par une bière d’importation directe du Nord, qu’Arnaud a amenée : elle se nomme Angélus, vivement appréciée de l’équipe qui n’a pas attendu qu’il sonne pour la siffler….

L'objectif a été atteint : la « première bulle » est devenue un ressaut vertical d’1,5 m, et le seuil suivant a été un peu mangé : on peut commencer à dégager, et quelques seaux sont remontés, jusqu’à ce que l’heure, 19h, nous incite au repli . Nous reviendrons, faire quelques tirs de confort et surtout déblayer, mais il faudra absolument être au moins 3 pour se faire passer les seaux depuis le fond actuel qui est désormais à environ -22. Le dernier week-end de juillet, ce sera possible pour Maurice et Willy et pour le 3ème, Arnaud, ce sera selon sa charge de travail, qu’il connaît souvent au dernier moment ; mais ce n’est pas exclusif, les bonnes volontés intéressées peuvent se manifester, et si on est plus, ce sera d'autant plus efficace ! Et bien sûr aller voir si ça continue et de quelles dimensions...

Le tas de déblais à l’entrée témoigne de la détermination, surtout de Willy et d’Arnaud : ce serait bien qu'avec tout ce travail nous inventions un nouveau trou !

Il était prévu, mais l’heure de fin ne le permettait plus, d’aller vois les paléontologues menés par Évelyne Crégut au chantier de fouilles du Coulet des Roches : dernière campagne pour cette cavité, quoique la découverte des restes d’une jument et de son fœtus relance l’intérêt des fouilleurs pour cette cavité…