Le Solitaire ne méritait guère son nom, ce jour-là : 8 spéléos investissaient la cavité ; il y avait du BE, des apprentis BE, du pompier, du Grimp : rien que du beau monde plus quelques personnes sans autre compétence que l’envie de partager ce moment et cette découverte d’une autre cavité de ce riche plateau.

Divers véhicules se rassemblent ; le plus rutilant, psychédélique, celui de Mélanie et Frankie, déjà remarquable…

Donc 5 GSBM : David Dachicourt, Christophe Fage, Pierre Bevengut, Laurent Buton, Maurice Rouard ; Un SCSP d’Alès, Fabrice, une ASM, Mélanie Weber et son compagnon « Frankie » (orthographe non garantie).

le RV était fixé vers 12h30, mais le temps d’arriver et de trouver la cavité (il suffisait de suivre les cairns, mais encore fallait-il les voir !) c’e n’est que vers 13h30 que la descente commence

Equipement par les « apprentis » sous le regard attentif de Pierre ; retrouvailles pour certains avec cette cavité, découverte en 1994 : depuis bien sûr, tout est plus argileux, plus glissant, plus vertical. Au point que l’un des visiteurs, sous ces prétextes, décréta qu’il ne descendrait pas par là (d’ailleurs il y avait 2 spits, c’est donc qu’il fallait une corde !) et entreprit d’explorer les divers passages dans le chaos ce qui ne lui permit pas de déboucher dans la bonne suite. Finalement l’un de ses valeureux compagnons le guida dans sa descente et tous se retrouvèrent dans les grands volumes au-dessus de l’actif. Visite vers Copa Cabbana : mais le passage bas ne fut pas trouvé par le reste de l’équipe, tandis que David et Pierre au galop s’y rendirent. Retour au carrefour principal ; descente au siphon aval, magnifique vasque puis l’étroit boyau descendant sur la « rivière » : le ruisseau coule aimablement entre ses 2 vasques amont et aval. Spectacle exceptionnel sur Méjannes : on ne compte qu’un autre actif : la rivière du Camelié… Le remontée se fait à un rythme de chacun, certains accélèrent : Christophe doit aller chercher sa fille. D’autres font un exercice de « décrochage » disent-ils (il faudra signaler à ces apprentis qu’il s’agit d’un « dégagement par le bas », c’est plus sûr !). Enfin c’est la sortie, il fait encore jour, il est bientôt 18h : tpst entre 4 et 5 h.

PS1 ; il y avait un photographe pour immortaliser cette sortie ; las, à la 12ème vue, la batterie rendit l’âme : à part des concrétions, il n’y a qu’une vue « humaine » c’est MR : ce n’est pas la plus remarquable, dommage pour la rivière et les autres participants.

PS2 : en ce moment on fait grand cas d’évaluation de l’impact d’activités sportives sur des zones protégées, Natura 2000 et autres ; il faudrait d’abord neutraliser la décharge sauvage et ses immondes tuyaux en plastique à travers laquelle on est obligé de passer pour accéder à la cavité !

 

{morfeo 88}