Participant(e)s : Du vigan : Xavier, Benoït, Stephane, GSBM : Maurice, Laurent, Patrick, Olivier, David, ASM : Mélanie, Bertrand, Roland, Fabrice, Olivier, Adrien, Autres : Thierry, Alain, Christian, Magalie...

Le samedi après midi, David, Mélanie et Maurice se sont retrouvés pour équiper le p167. Je pense que nous aurons le récit dans un complément du CR.

Le lendemain, dimanche, nous étions quelques uns à nous retrouver au bord du trou. Côté ASM, Roland était là, mal dormi mais prêt, Fabrice toujours à fond, Olivier qui en voulait, Bertrand préparé, Mélanie mal au dos mais prête, et moi malade mais envie de descendre. Tous les copains étaient là aussi, Maurice et Laurent, David, Xavier, Benoit et Stephane. Plus tard dans la journée, l'équipe du souffleur nous à rejoint (Thierry, Olivier, Patrick, Christian, Alain et Magalie).

 

Nous sommes entrés vers 9h15 pour les premiers. L'équipement : David, Mélanie et Xavier se le sont partagé. Tout le monde se suivant, nous sommes partis en dernier avec Bertrand, Olivier, Fabrice et moi. J'hésitais à descendre mais j'avais trop envie, de plus cela faisait plus d'un mois que l'on préparait l'explo donc fallait y aller. Je ne sais pas si j'ai eu une gastro ou si c'était l'appréhension (diront certains), mais ce qui est sûr c'est que je suis quand même descendu et ça se fut bien.

Bref, en gros nous nous sommes retrouvés assez rapidement et sans difficultés (vers 12h30 ou 13h je ne sais plus) à la Salle en T. Après avoir cassé la croûte (la chance) une partie de l'équipe s'est ensuite dirigée vers le fond (réseau des perles) et une autre est remontée; j'en faisais partie. Bon s'en aucun mérite car je suis remonté juste avec un petit kit ceinture. Mais avec le bide en vrac et s'en avoir dormi, j'avais une circonstance atténuante... Promis la prochaine fois je me rattrape. A la remontée, nous avons croisé les copains du Souffleur. Ils nous ont dit qu'il neigeait à gros flocons dehors. Putain et dire que l'on s'est avancé sur le chemin. Du coup à la montée nous pensions limite plus à ça qu'au trou. Ça sentait les chaînes et les galères à la sortie.

Pour le chemin du retour dans les puits, j'ai suivi Mélanie.. Derrière moi, Xavier, Benoit, Stéphane et un peu plus loin Laurent et Maurice nous suivaient. Nous avons fait une petite pause dans la cabane en bas du p167 pour se faire sécher un peu. Ça mouille dans quelques parties du trou. Nous sommes sortis vers 18h. Plus loin l'équipe du fond et les "Souffleuriens" se sont tapés le déséquipement et la remonté des kits. Nous avions pour le p167 mis notre nouvelle bobine, non coupée, du coup pas besoin d'enkiter. Les derniers sont sortis vers 10h45 il me semble. A la sortie nous n'avons pas trainé, trop froid, même s'il n'y avait plus de vent.

Tspt : entre 8 et 12h selon les équipes.

 

Complément de Maurice :

Jean Nouveau : le samedi 18 décembre était programmé l'équipement du P167 par une équipe réduite ; ce qui devait permettre de raccourcir la durée de l'exploration proprement dite le lendemain. Ayant suggéré ce découpage et connaissant déjà la cavité, je ne pouvais éviter de faire partie de cette équipe. Cela pouvait pénaliser ma participation à l'explo du lendemain, mais bon, j'ai beaucoup de congés pour me reposer. Donc RV est pris à Collias vers 12h15 avec David et à St Jean de Sault avec Mélanie. Le RV a été respecté à 1 h près et Mélanie a un peu poireauté. Néanmoins nous nous sommes retrouvés ; quelques errements de routes, puis vérification sur les schémas, un panneau "Caladaïre" devant l'accès à la dernière maison nous a envoyés sur le chemin au-delà de l'aven des Papiers ; là j'ai reconnu, 2ème erreur corrigée.

Enfin sur place. Entre parenthèses il faisait un temps magnifique, et le paysage tout blanc de neige, il en restait encore sur les petites routes à l'ombre : une certaine ambiance, très froide, solitude, et aventure.. Cela posé, on se prépare : j'avais quelques soucis pour le poids de la corde de 200m accrochée à la ceinture et la difficulté de la manœuvre ; mais lorsque je vis David avec le chapelet de mousquetons en bandoulière je lui demandais, faussement candide ; "tu équipes", il ne pouvait répondre que positivement ! Mélanie venait tester son dos douloureux et sa forme générale.. on a vu ce jour-là et le lendemain que ça allait plutôt bien. Pour ma part j'ai descendu le "deuxième" kit d'équipement et des bouteilles d'eau pour le retour de pointe du lendemain. Pas de commentaire sur l'équipement, on s'est fait la réflexion que tous les Y possibles pouvaient être allégés en fractio simples, mais David a respecté la consigne et multiplié les nœuds de chaise double. Pour ma part, j'ai eu quelques soucis de pédale coincée dans la poignée, d'où passages des fractios un peu "muscu"...

Arrivés au bas du puits, sans encombre sinon un dernier fractio latéral oublié (corrigé à la montée) et, heureusement, décoinçage de mes pédales. Nous avons fait un petit tour de la salle Martel, jeté un coup d'œil au puits "de Joly" -ne pas confondre avec l'aven Joly ; et donc allés visiter le boyau Gicquel (multiples chauve-souris à portée de main, surtout rhinolophes et quelques myoptères -?) et avons amené le kit d'équipement au "2ème" puits et placé les amarrages de départ. Retour et remontée, tranquille pour moi, nettement plus rapide pour les 2 autres, encore des chauve-souris dans les anfractuosités ; arrivée au sommet glaciale avec le très violent courant d'air aspirant.Environ 3 heures pour cette visite d'équipement. Change pour des vêtements chauds et secs, le temps de se geler ! les doigts gourds et le métal du matériel qui "colle"... Arrivée à St Christol, garés à l'Église : tiens, mais c'est Laurent ! le gîte est très accueillant, nous avons nos chambrées désignées. Sur place les spéléos du Vigan (Xavier, Benoît, Stéphane) plus Virginie et une maman et son petit bébé. Nous partageons dans une bonne ambiance une platée de pâtes, un peu de vin pour égayer... Coucher pas top tard. Le matin je dormais très profondément : les copains tout en se préparant se demandaient jusqu'à quand j'allais dormir ! mais bon leur remue-ménage a fini par me réveiller et nous sommes partis à l'heure dite, toujours de la neige mais moins froid que la veille.Les véhicules sont épars, les équipiers surgissent ça et là : les équipes se forment à l'humeur et la Grande Descente commence, pour moi chargé léger, redécouverte des passages, pour certains depuis plus de 20 ans ... Arrêt salle de la Lune : pour éviter les embouteillages je vais arrêter là : repas léger ; je vais aller écouter un peu plus bas le bruit de la cascade : quelques uns (Bertrand, Fabrice, David, Roland, Olivier...) poursuivent, et nous remontons nombreux (les Viganais, Mélanie, Adrien, Laurent et moi) ; au sommet du puits de l'Araignée, une équipe qui patiente pour descendre, Alain Wadel, Christian Sabatier, Olivier Sausse, Patrick Pérez et Magalie (?). Le quiproquo sur le déséquipement est décrit dans les mails échangés ; sans notre remontée, à peu de chose près ils auraient pu faire la jonction à temps avec l'équipe de pointe.

Pour notre part (Laurent, David qui nous a rattrapés à la montée et moi-même) nous avons passés un dizaine d'heures sous terre, sortie 19h. Adrien est là, ça a l'air d'aller, il attend les derniers qui déséquipent ; Laurent, "comment je fais pour me changer" mais il trouve ses affaires que les Viganais, retournés au gîte, lui ont laissé. On se quitte et avec David nous reprenons la route de Collias, ça glisse un peu du côté de la Gabelle... Ce matin pas vraiment de courbatures ; c'était plus qu'une explo, presque un évènement... Maurice

{morfeo 76}