La journée aurait pu mal commencer avec des craintes de neige et de verglas, mais que nenni, nous décidons de partir tout de même mais en prévoyant les chaînes.

Après 1/2h à chercher la cavité nous nous décidons à poser la question à  un agriculteur et évidemment à un croisement près nous y étions.

Nous voici donc devant l’entrée fermée à l'origine par une grille et déjà équipée, nous avions organisé la sortie en 2 groupes : Mélanie & David chargés de l’équiper et Maurice, Annick et Laurent chargés de déséquiper.

Nous voici donc à notre 1er puits: 64m, sec et chaud (neige à l’extérieur), une fois descendus nous retrouvons nos « équipeurs » déjà sur le chemin du retour.

Après quelques échanges nous continuons notre route, un nœud de Mickey plus tard, nous voici au sommet du P93. Le spectacle lors de la descente est saisissant, de superbes concrétions, nous sommes un peu arrosés mais quel spectacle!!... Un seul regret: on arrive au départ de la Diaclase à Cran et nous sommes dans l'obligation faute de temps, d'expérience et de matériel, de repartir…ressentir la suite et rebrousser chemin… frustrant! Mais vite, retour à la réalité : après la descente : faut remonter !! (Après l'effort le réconfort…cette fois c'est l'inverse..)

L'effort est certain mais après tant de beauté les batteries sont rechargées. A la sortie du Caladaire…brrr…la neige… Annick me montre la position de la tortue avec l'acéto et la couverture de survie en attendant Maurice qui termine de déséquiper. Il arrive, vite on défait les nœuds et direction la voiture où Annick en tant qu'unique demoiselle nous prépare un bon chocolat chaud, la fin d'une superbe sortie.

A méditer : la suite avec la Diaclase à Cran semble prometteuse, peut-être pourrait-on après le Jean Nouveau se donner comme challenge de pousser encore plus notre expédition dans le Caladaire…

 


Compléments CR Caladaïre 04-12-2010 Annick :

Super !! Le début du P93 m'a  beaucoup plu entre autres à cause des rognons de silex ...et c'est vrai que la diaclase à cran m'attire !! On y retournera !!! C'est sûr que les rognons de silex ne ressemblaient en rien à ceux, hyper big, du P103 d'Autran, mais je les ai appréciés !! Et ce puits, ce sont aussi de supers coulées de calcite quand même ! Pour descendre, peu à peu j'ai utilisé la technique proposée par Maurice, le tour mort autour du pied, et j'ai même fait partir la corde vers l'autre pied, ce qui fait que je descendais lorsque je serrais les jambes et était à l'arrêt lorsque je les écartais !!! En bas, un problème pour Laurent et le même pour moi : desserrer les mousquetons de nos descendeurs ! bidouillages +++ !! En ce qui concerne l'eau, y'avait de belles "flaques", et presque un petit gour sous des coulées de calcite ! Je pense aussi à l'étoile filante vue par Laurent ... Bisous! Photos d’Annick, « à la recherche du Caladaïre ».

 

Maurice : Un peu vexé d’avoir erré un moment sur des chemins si souvent parcourus ; retrouvé Alain Gruneisen à l’entrée, qui revient humer les parfums de tant d’aventures auxquelles il a participé, évocation de notre 1ère rencontre en 1968, à l’époque des treuils et des expéditions lourdes, des semaines au « camp » de -330 ! Apprécié les résultats de la formation : Laurent équipe (nous avons retrouvé le P6 qui évite les étroitures et modifié en conséquence l’équipement et la longue main courante d’arrivée au sommet du P93) et les Y surgissent spontanément ! La cavité est beaucoup plus humide que d’habitude, dès le P65, puis déjà un filet d’eau dans le petit boyau aveugle au seuil du 93, qui lui est bien arrosé avec de l’eau en bas –d’après les copains puisque je ne l’ai pas descendu ; de nombreuses chauve-souris dans la partie supérieure du puits d’entrée là où on sent bien la température extérieure, j’ai compté 7 petits rhinolophes, ce qui signifie qu’il y en a beaucoup plus, ce qui placerait le Caladaïre parmi les refuges d’hibernation. Enfin le courant d’air : le P93 souffle très nettement, pas senti dans le puits d’entrée… Partis de St Victor un peu avant midi, nous sommes finalement descendus vers 15h et sortis un peu après 20h ; le temps de revenir à la voiture, se changer, la pousser pour monter dans la neige sans chaîne, faire prudemment les pistes et petites routes, nous étions de retour à St Victor à minuit passés…