Participants : Laurent, Maurice, Mélanie, Willy, Bertrand et moi (Adrien).

Sous la pluie c'est toujours mieux, tout est toujours mieux, sauf de se changer sous l'eau et de décider d'aller sous terre. Mais on s'est dit que la météo offrait une fenêtre de quelques heures ou avant la soirée orageuse prévue il était possible de faire la balade.

Objectif, aller retour jusqu'à -200, après le p30. Mais nous avons du revoir à la baisse nos envies. Sous terre "ambiance", de l'eau, de beaux puits. J'équipe jusqu'à -130 où nous trouvons un endroit au sec pour manger et taper la discute'. Ensuite Bertrand reprend l'équipement et nous descendons jusqu'au méandre. Là, décision est prise d'aller jeter un coup d'oeil dans celui-ci, mais nous abandonnons l'idée d'aller plus loin. N'avions pas envie de sortir vers minuit. Puis comme il ne faut pas le faire, j'avais prévu une soirée. J'étais invité pour l'anniversaire d'une amie. On ne pouvait donc pas sortir trop tard. Trêve d'histoire perso, le trou est toujours aussi beau, assez physique à l'avis général.

La prochaine fois on part plus tôt pour visiter tout le méandre et les puits qui suivent.

Sortie vers 18h sous la pluie qui s'intensifie. On se change dans le Kangoo, où ensuite on sirote une bière que nous offre Willy.

Super sortie.

Tpst : 7h

 

Complément de Maurice :

 

L’aven Joly : 21 novembre 2010

Aven Joly nostalgie : sentiment étrange au moment d’entrer sous terre, tant d’anecdotes et de souvenirs qui affluent ; 19 ans plus tôt, l’année 91 a été une année particulièrement forte pour moi, et l’exploration semaine après semaine, équipe après équipe, difficile d’avancer plus vite, mais le gouffre continuait toujours !  Aujourd’hui les enfants ou adolescent(e)s d’alors sont devenus adultes et constituent la belle équipe de spéléos avec laquelle j’ai le plaisir de partager cette visite

A la question de Mélanie « cela s’agrandit ? » je réponds que non, il y a pas mal d’étroits – les photos sont éloquentes sur les sommets des puits en se rapprochant du premier méandre et encore, il y a eu, avec l’approfondissement de la cavité, pas mal d’élargissements réalisés. Enfin, arrivée sur le méandre, je ne reconnais pas le petit ressaut préalable ni le départ du méandre lui-même… Je me reporte le lendemain à la description que nous en avions faite, Benoît et moi dans le bulletin du GSBM n°14 : on y parle de « saga des étroits » !

Quant au méandre : il y est dit qu’il présente un cheminement « simple mais tortueux » qui démarre, au sol, sur « un S à frottement dur », oui ça on l’a bien vu, mais qui serait « quasiment le plus étroit » : ça on le vérifiera à une prochaine occasion, car pour l’heure après avoir fureté les uns et les autres sur les 10 premiers mètres, -150, on remonte sagement.

La remontée s’est faite harmonieusement et les déséquipeurs se sont relayés : Bertrand accompagné de Maurice (plus observateur qu’acteur) puis Mélanie et Adrien, enfin Laurent et Willy : quand on pense que certains ont commencé cet été, ou à l’automne, on mesure la dynamique impulsée par l’ASM et particulièrement par Adrien…

PS : la cavité aspirait nettement dans la zone d’entrée, ce qui en cette saison et à la température extérieure régnante correspond logiquement à un point haut : mais un peu plus bas, la cavité souffle ; cela se complique et suggère qu’il y a encore à trouver des prolongements au Joly

Maurice