Dimanche 3 octobre 2010

Participant(e)s : Ludmila, Abel, Eric, Sonia, Stéphanie, Eric, Laurent, Ingrid, Henri, Clémence, Willy, Bertrand, Maurice, Patrick et Adrien. 

Tout a commencé entre Rhône et Cèze, lorsque Henri, un pote par ailleurs, m’a demandé de lui faire découvrir la spéléo ; habitant Carmignan, il disposait à proximité des cavités sises entre Vénéjan et St Etienne des Sorts ; nous avons fait une visite aux grottes de Vénéjan et prospecté ensemble à la recherche d’une autre cavité que nous avons finalement explorée avec Adrien ; convaincu de sa capacité et évoluer sous terre, je lui confirmais une proposition de visiter une cavité ne nécessitant pas d’agrès, le Trou du Vent au Ventoux.

La journée de présentation des associations à Bagnols sur Cèze a permis de faire la connaissance de Laurent et Ingrid ; après un rapide questionnaire ils étaient intégrés au projet «  Trou du Vent » et firent au préalable, en compagnie d’Isabelle la visite de la grotte du Prével, au bord de la Cèze.

Recherchant un autre accompagnateur, je discutai avec Adrien qui décida d’inviter des contacts récents jusqu’à épuisement mutuel du matériel en prêt disponible ; nous devions être 16, en pratique 14 + Patrick qui nous rejoignit.

 

Ce furent quelques jours fiévreux avec le temps qui menaçait et l’organisation de la journée ; multiples coups de fil, étude fine des prévisions météo : pleuvra / pleuvra pas ? Discussions avec Adrien, supputations d’une alternative ; inimaginable d’aller au Trou du Vent sous la pluie par contre où caser 15 personnes pour une spéléo visite intéressante !

Finalement on s’est calés sur le Trou du Vent ; étant le seul de toute l’équipée à connaître la cavité, je détenais la décision. Certains ont peut-être entendu « sans agrès » comme « facile », ce n’était pas le cas. Il y avait quelque temps que je n’y étais pas retourné et j’avais un peu simplifié mentalement le cheminement.

Avec Adrien, nous avions pensé que le mieux était de s’organiser en équipes pour ne pas se gêner dans la cavité en se décalant de quelques minutes ; cela sans aller contre les affinités personnelles.

Un grand groupe a toujours de l’inertie ; Patrick, venant de loin a insisté pour qu’on l’attende ; mais en fait un des véhicules s’étant quelque égaré nous partîmes sans attendre (plus d’une heure) mais ils nous rattrapèrent ; répartition des casques et éclairages, préparations des sacs (kits) on était quelques peu étalés sur les bords de la route , attirant la curiosité des multiples randonneurs qui s’élançaient sur le même chemin que nous

Mais finalement le chemin extérieur étira les participants ; le regroupement au pied de la cavité permit une gestion spontanée des équipes ; les plus expérimentés se répartirent également au choix et je ne crois pas me tromper en disant que personne ne s’est gêné. Pause pique-nique sans une salle chaotique, un peu abrégée car la température réfrigérait rapidement ; nous avançâmes ainsi et tout à coup, je vois Henri penché depuis un maigre refuge ; il contemplait le sombre paysage du « P10 » largement étalé sous ses pieds ; tout à coup inquiet je me précipite l’attrape par la peau (de la combine) et le tire, malgré ses protestations que tout va bien, vers un hâvre plus tranquille (pour moi !). quelques pas en arrière j’indique le passage entre blocs qui permet de rejoindre le bord de la désobstruction monumentale entre prise par René Parein (Furets Jaunes de Seyssins) dont ils reste les étais, évoquant vaguement un chantier de métro…

Quelques-uns descendant, les autres commencent la remontée ; au bord réduit de la fosse, j’explique les risques du lieu, appuyé par Adrien. J’énonce « - 100 », magie des chiffres ronds.

Puis on remonte jusqu’à la salle « du repas » pour une rapide sustentation ; certains se font une boisson chaude, mais on ne s’attarde pas.

La remontée impose de bien regarder où placer les mains (pas trop les solliciter) et les pieds (rechercher les gestes efficaces) pour assurer de parvenir sans encombre jusqu’à l’entrée... certains sont bien entourés ; les sacs changent d’épaule. On sent chacun attentif aux autres. C’est cette solidarité qui donne toute sa valeur à une équipe, quiconque sait qu’il peut compter sur son voisin, et peut se consacrer, plus tranquille, à sa progression dans les multiples mouvements qu’exige la cavité.

Nous émergeons successivement du modeste porche ; il restait la longue traversée des combes jusqu’au Mt Serein ; certains ont trouvé que c’était plus pénible que la rando souterraine ; à la combe de Fontfiole, des chamois égayent les pierriers

.Au retour, malgré la surprise des difficultés rencontrées dans cette cavité « JNS », la satisfaction était générale ; beau temps, belle balade, belle compagnie : que demander de plus.