Particpant(e)s : Clémence, Fabrice, Jeff et moi.

Samedi 3 :

Alors, déjà on avait prévu quatre canyons en deux jours. Clémence et moi n'en avions jamais fait. C'était déjà avoir les yeux plus gros que le ventre.

Nous commençons par le Bramefan, qui est le moins exposé au risque d'orage. On était pas sûr de la météo sur les autres canyons prévus. Belle marche d'approche. On avait également peur de se retrouver dans un canyon tout sec. Il n'en était rien. On équipe la première verticale (environ 15m) avec un huit débrayable, la technique classique que je venais d'apprendre sur les sites que j'avais regardés. Fabrice descend le premier. Clémence le suit. Mais la peur la prit au corps et restant dans l'axe de la cascade elle se crispe et appelle a l'aide. Du coup on débraye; la frayeur s'arrête. Un peu lent au débrayage à notre gout. Le reste du canyon est très beau, super ludique. Marche de retour bien raide.

Ensuite, on décide d'aller faire le Torrent de la Lance. Seul hic, la route environ 70 km et nous avions un doute sur le débit. Le mieux restant d'aller voir, car la dernière chute d'eau est une attraction locale que l'on peut aller voir en se promenant. Arrivés sur place on déchante rapidement. Le débit est fort, trop fort pour s'y engager. On décide de manger un bout et de se trouver un endroit pour dormir. On le fait. Le lendemain on reprendra la route pour la première destination que nous avions choisie.

Dimanche 4 :

Nous décidons de retourner dans le coin précédant, du coup pas mal de trajet bagnole à la clé. Bref, on se présente devant le Canyon de l'Aran que nous atteindrons avec une marche d'une heure et 280m de dénivelé. Sur le chemin je manque d' écraser un serpent. Bel accueil.

On attaque, tout se passe super. Clémence est un peu fatiguée, on l'aide et on fait vachement gaffe. Et là, arrivés au confluent de l'Aran et du Bes, on se baigne allègrement. Nous avions bien chaud. Il y a un petit rapide. Jeff s'y engage sac sur le dos, passe. Je le rejoints, mais dès que j'essaie de sortir de l'eau je me sents aspiré vers le fond. Je coule un première fois. J'essaie de me débatre et nager mais je sents que je re-coule. Deuxième "coulage". Là,  Clem s'aperçoit que ça ne va pas. Fabrice au dessus de la cascade se jette sur moi, me soulève et Jeff qui n'était qu'à un mètre me tire le sac et me sort. Putain j'ai failli me noyer. Le problème, le sac que j'avais sur le dos est tombé dans la zone de drossage de la cascade, super dangereux. Bref, belle frayeur. Merci à tous les trois pour m'avoir secouru. Moralité, jamais de sac sur le dos en saut, et ne pas succomber à l'aspect ludique de la baignade, jamais.

On décide de ne pas rester sur une mauvaise impression, si l'on peut l'exprimer ainsi. Et on part pour le canyon de Vabre, facile, pas de marche, pas de difficulté. Histoire de se faire plaisir. Tout d'abord on tombe sur une bagnole accidentée dans le torrent, récemment tombée... Super engageant. On se prépare, Clémence nous attend au point de rendez vous. Bel enchaînement de cascades sans difficultés. Sauf qu'arrivés à la plus grande, la c12, selon le bouquin de topo de Jeff, on s'aperçoit très vite qu'il y en a une juste derrière qui fait bien ses 18 ou 20m. Nous n'avions qu'une corde de 30, pas de corde de secours alors que nous l'avions prise sur les canyon précédents. Nous descendons la c12 avec Fab, on regarde, ça passe pas. Je remonte donc, j'avais pris mon matos spéléo. Je le passe à Fab après être remonté. On décide de se taper une escalade dans les éboulis foireux sur la rive gauche du vallon. Je passe devant et équipe, assuré par Fab. Je mets quelques points d'assurance et nous sortons dégoûtés de ce joli canyon. Quelle déception, quel weekend de merde. Bon faut relativiser... Mais quel week-end.

Moralité finale : faut être béton sur comment on repère les signe de stress et de fatigue, sur le niveau physique de tout le monde. Quatre canyons en deux jours, s'était trop. Et bien maitriser les techniques de corde :

 

  • débrayable, 
  • main courante,
  • sauvetage d'un co-équipier sur corde
  • matos de rechape, bloqueur, 
  • sifflet, couteau pour tout le monde
  • corde de secours

 

et sur les technique en eau vive :

 

  • nage, 
  • zone de drossage, 
  • port du sac,
  • aide d'un coéquipier,
  • attitude à adopter en général.
Des erreurs bénignes peuvent être graves au final. Formateur...