Participants : Olivier et moi (Adrien).

Dur dur le réveil. Je me suis couché la veille à 1h30 car je jouais à "la gare de Coustellet". Le matin réveil en fanfare vers 10h, l'heure du RDV. Olive arrive vers 10h 15 et ne s'aperçoit pas de la supercherie.

Nous décidons d'aller à Borel plutôt qu'au Rousti car nous avions peur de devoir nous taper la marche dans la neige. Qué feignasses! Lorsque l'on imagine les marches d'approches dans les Alpes ou les Pyrénées, la fatigue nous gagne tout à coup. Bref Olive se met à préparer le matériel et découvre les joies de "l'enkitage".

Vers 13h, nous arrivons au bord du... ben non, va falloir se garer là, en bord de route, face à la base... La neige nous barre le passage...Pffff.

Marcher toujours marcher, dans la neige, par tous les temps, en toutes circonstances, chargés comme des mulets, bravant les intempéries comme la peur, outrepassant les limites du bon sens, pulvérisant la moindre émotion de dégout, oubliant là le reste, tout le reste des tracas de la vie quotidienne. Ici commence l'aventure des derniers explorateurs, transis de froid, la goute au nez.

Sans attendre un instant de plus dans ce désert blanc, les deux hommes se mirent en chemin vers les bas fonds. Olivier le brave, apprenant dans des conditions proches des plus belles expéditions du K2, les rudiments de la clé de 13 et de la plaquette récalcitrante. Hurlant pour se donner courage. Derrière, plus expérimenté mais pas moins handicapé par les frasques de dame nature, Adrien le suit toujours plus près, pour ne pas le laisser sombrer. Ces deux là on du cran, un sacré cran. Plus tard ils ouvrirons le bidon étanche contenant leur seul moyen de se raccrocher à la vie, la BOUFFFFFFFFFFFFFFFFE...

Bref, passons les détails, la sortie s'est très bien déroulée. Équipement/déséquipement pour Olivier. J'ai suivi sans me fatiguer. Dans le p10, nous en avons profité pour voir le contre poids sur grande longe. Enfin on a dégrossi car faudra refaire l'expérience histoire de voir si c'est assimilé...

Nous sortons vers 17h. Dehors c'est beau, des paysages magnifiques accompagneront notre descente par le col des Abeilles.

Tpst : environ 3h30